15.05.2007

ET PENDANT CE TEMPS, QUE FONT LES NAINS ?

L'ogre Mickey est en train de jouer les grands rassembleurs et de faire de la pêche au gros poisson socialiste et à la petite friture centriste, en mettant très discrètement du sel sur les blessures d'amour-propre de certains, en tendant une carotte à d'autres, et en menaçant de son gros bâton les troisièmes.

Ne serait-ce pas là de vilaines manoeuvres de coulisse que Mickey détestait quand Blanche-Neige et Donald discutaient publiquement ensemble entre les deux tours ?

Et que font les nains pendant ce temps ?

Plutôt que de dénoncer haut et fort les marchandages et les débauchages en cours, ils consacrent une partie non négligeable de leur temps à se taper dessus, en essayant, sans en avoir l'air, de renvoyer la princesse Blanche-Neige dans son château sur ses terres poitevines.

Il est vrai aussi que nos médias, très indépendants comme on le sait, les écoutent plus quand ils se chamaillent que quand ils critiquent Mickey. Je me demande pourquoi ... 

Atchoum est tenté par Mickey et les autres se consacrent surtout à taper sur Dormeur, un nain joufflu, chargé du ménage de la chaumière, qui visiblement n'a pas fichu grand chose depuis 2002. Prof est le plus dur. mais Timide, Simplet et même Joyeux ne sont pas en reste.

Il n'y a que le vieux Grincheux, qui avait jeté un pavé dans la mare aux canards avant le premier tour, qu'on entende pas. Il réfléchit peut-être à ce qu'il va faire pour occuper ses vieux jours. Peut-être, déménager au bord d'une petite mare aux canards, qui sait ...

Bref, je crois qu'ils nous ont oubliés et qu'ils ont déjà fait une croix sur les législatives !

Nous ferions peut-être bien de les oublier et de faire une croix sur eux aux législatives ...

Surtout que, pour une fois, quelqu'un semble près à nous écouter, à ne pas changer d'avis et à faire vraiment son travail de député : c'est-à-dire contrôler le gouvernement, lire les textes de lois avant de voter, voter en fonction de la valeur du texte et non pas en fonction de l'étiquette de l'auteur, être présent pour voter, bref nous représenter vraiment, enfin.

Comme il faut absolument contrebalancer le pouvoir de ce satané Mickey, j'essayerais bien Donald, histoire de changer. Et puis, je ne vois pas ce que j'aurais à y perdre et par contre je vois ce que j'y gagnerais.

 

10.05.2007

PETITE REVUE DE PRESSE DE LA FRANCE D'APRES

Que s'est-il passé de nouveau dans la France d'après, c'est-à-dire depuis le 6 mai 2007 à 20h00, date réelle bien que pas encore officielle du commencement du règne du petit Mickey ?

Premier réflexe des médias : on zappe Donald.

Habituellement le moindre candidat d'extrême-gauche qui fait un million de voix a le droit à la retransmission de ses propos en direct ou au moins en différé.

Là, aucune chaîne n'a retransmis en direct les propos de Donald, pourtant on ne peut pas dire que l'actualité sur les chaînes était passionnante. Il s'agissait de savoir où en était Mickey entre la poire et le fromage dans grand restaurant parisien, est-ce que Johnny allait chanter à la fête des Mickey, à quelle heure Mickey allait-il arriver à sa fête ? Bref, que des questions importantes pour l'avenir du pays...

Pourtant, des trois discours importants de cette soirée, celui de Donald n'était pas le moins intéressant.

Bien sûr, il aurait annoncé son ralliement, ça aurait été le direct sur toutes les chaînes avec des commentaires toute la soirée. Mais là, un homme politique qui reste fidèle à ses convictions, qui ne vire pas de bord au moindre coup de vent, c'est tellement courant (?) que ça n'est pas médiatique.

Le discours du petit Mickey était, lui, dans le genre classique de chez classique assaisonné à la mode Mickey : je serai "le Président de tous les Français" (moi, je connais plein de gens qui ne le considéreront jamais comme leur Président). Le problème c'est qu'ils disent tous ça jusqu'aux législatives, ils font tous semblant de faire l'ouverture en présentant un gouvernement "ouvert" basé sur une majorité "pluraliste" (c'est-à-dire dans son cas constitué d'une poignée de gens ralliés pour un plat de lentilles ou par peur des représailles, obligés de voter le budget, la confiance et tous les textes importants, donc sans aucune autonomie, quoi qu'ils en disent).

Celui de Blanche-Neige était déjà plus surprenant quoique normal dans sa bouche: je trace ma route et je ne lâche pas le gouvernail. Les nains n'ont qu'à bien se tenir ... Sauf, qu'ils ont sûrement l'intention de lui faire payer cher leurs humiliations répétées.

Mais pour revenir au comportement des médias vis à vis de Donald.

Aucun média, sauf Marianne (qui est un vilain petit canard), ne relève la constance de ses convictions et à l'inverse la contradiction flagrante des discours tenus (avant et après le 22 avril) par les élus qui rallient Mickey, le fait qu'ils ne représentent qu'eux mêmes (sauf leurs futurs éventuels électeurs dans leur circonscription), qu'ils n'ont pratiquement pas de troupe derrière eux.

Au contraire, c'est Donald qui "est seul" (avec 33000 demandes d'adhésion en quelques jours au Mouvement Démocrate, tout de même !).

Un raisonnement intéressant, puisqu'au fond, il signifie : qu'importe les 7 millions d'électeurs, qu'importe les militants, qu'importe le mouvement qui monte pour soutenir Donald, si les élus désertent, ça n'a aucune importance.

Un raisonnement très politicien de gens qui sont pourtant censés être des observateurs, des investigateurs qui posent les bonnes questions, et non des commentateurs qui reproduisent le discours dominant des hommes politiques dominants.

Dans ce genre, la une affirmative et définitive du quotidien de référence paraissant le soir est un modèle : "les législatives se réduiront à un face à face UMP-PS". Tout cela sur la base d'un sondage unique, à un mois de l'élection. Mais pourquoi, dans ces conditions, va-t-on dépenser des millions pour faire campagne et même voter ?  

Et puis dernière remarque, l'actualité la plus intéressante aujourd'hui était, non pas la création d'un nouveau mouvement politique qui tient un discours novateur, non pas la célébration de l'abolition de l'esclavage, mais les risettes médiatiques que le Père Rapetout a fait au petit Mickey, qu'il déteste comme chacun sait et réciproquement !

Ça c'est de l'information, coco ... 

09.05.2007

POURQUOI LE CANARD À L'ORANGE ?

Le "Canard à l'Orange" est le successeur de "Blanche-Neige et Mickey", blog sur les Présidentielles.

Son propos est de décrypter l'actualité politique de manière humoristique et satirique avec un parti-pris assumé d'où découle son nom.

Il reprend le cadre créée par son prédécesseur : un monde politique où Nicolas Sarkosy est Mickey, où le PS est la chaumière de Blanche-Neige (Ségolène Royal) et des Sept-Nains, où François Bayrou est Donald, où Jean-Marie Le Pen est Pat Hibulaire et où Jacques Chirac est le Père Rapetout.