14.05.2009

Mickeynnedy, celui qui aimerait bien avoir l'air ...

Mickey dollar.jpgLe Petit Grand Homme (Little Big Man en version Mickey) qui décide de tout dans notre beau pays doit sûrement, dans son for intérieur, reprocher à son père de n'avoir pas été un peu plus ambitieux, comme son futur fils, en émigrant beaucoup plus à l'Ouest quand il a quitté sa Hongrie natale.

 

Cela aurait permis à son fils de réaliser son rêve américain.

 

Avec sa conception très bling-bling et très show-biz de la vie, il se serait senti comme un piranha dans l'eau dans une Amérique républicaine. Une Amérique où la réussite se mesure à l'épaisseur du portefeuille, à la taille de la Rollex, aux amis fortunés qu'on fréquente.

 

Au lieu de ça, il est né dans un pays où le verbe "avoir" n'est pas le seul verbe qui compte. Un pays où les verbes "être" et "penser" ne comptent pas pour rien. Un pays où des choses aussi inutiles que la philosophie, la littérature, l'histoire, les sciences, les langues anciennes tiennent une grande place.
Alors que dans la "philosophie" mercantile et utilitariste de MicKey, seule compte le commerce, le droit des affaires et bien sûr la politique conçu comme une histoire de pouvoir et d'influence.

 

Comme aurait dit Jacques BREL, un sacré mauvais esprit lui aussi, débusqueur hors pair de la bêtise et de la vanité : "chez ces gens là, on ne pense pas, Monsieur, on compte ..."

 

L'Amérique machiavélique de Mickey, c'est aussi celle la propagande par les images séduisantes où l'apparence compte beaucoup plus que la vérité.

L'Amérique du rideau de fumée des grands mots qui cache les petites affaires entre amis.

L'Amérique du zapping où tout est fait pour empêcher les électeurs d'être des citoyens conscients en ne leur laissant pas le temps de se concentrer sur les mouvements de fond(s) mais sur l'écume people de l'actualité. De ce point de vue, notre Mickey national est un maître illusionniste.

 

Ce qui joue contre lui, malgré tout, et c'est peut-être ce qui nous sauvera en 2012, c'est que, comme le disait encore Brel, "il aimerait bien avoir l'air mais il n'a pas l'air du tout" et que ça commence à se voir.

 

Il aimerait bien avoir l'air d'un grand réformateur mais il a plutôt l'air d'un apprenti sorcier, sorte d'éléphant dans un magasin de porcelaine .

 

Il aimerait bien avoir l'air d'un visionnaire mais il a plutôt l'air d'un enfumeur qui nous embrouille plus qu'il nous éclaire.

 

Il aimerait bien avoir l'air de Superman, sauveur du monde mais la place est prise par le Grand Barry de la mare étoilée. Par comparaison,

lui, il a plutôt l'air d'un Superdupont ridicule.

 

Il aimerait bien avoir l'air d'un guide supprême qui nous conduit sur la route du Progrès alors qu'il ressemble plus à la mouche du coche.

 

Pour tout dire, il aimerait bien avoir l'air d'un Président mais il a l'air d'un super camelot.

 

Dans ses rêves américains les plus délirants il s'imagine même souvent en Kennedy alors qu'il ne ressemble décidément qu'à ce qu'il est : un Mickeynnedy.

 

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